Saison 2010

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"Casques en folie"


















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A quelques semaines de la reprise des essais hivernaux, Dino nous replonge dans un des grands moments de la saison 2009 à Spa. Que s'est-il vraiment passer dans les Ardennes belges ? Voici toute la vérité... ou presque !

Un grand merci à Dino. N'hésitez pas à retrouver ses autres activité sur le site du SAV de la F1.
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Texte
: Dino
Illustration : Enzo


Dimanche 30 août 2009, Giancarlo Fisichella s'élance en pole position d'un Grand-Prix de Belgique qui allait s'annoncer comme l'un des plus serré de la saison. Rapidement dépassé par Kimi Raïkkonen, auteur d'un départ tonitruant, Fisico a semblé plus fort que le finlandais sur la course, sans pour autant être en mesure de reprendre l'avantage. En réalité, le romain était en proie à un tiraillement intérieur… quoique pas si intérieur que ça.

Spa-Francorchamps (Belgique),
Peu de temps après que Kimi Raïkkonen se soit emparé de la 1ère place



- Fisico ! Reste au contact ! grésilla la radio de l'italien.
- Ouais, rappelle-toi le Japon en 2005 ! dit une autre voix.
- Si tu veux que je reste au contact, me rappelle pas de mauvais souvenirs.
- Pardon Fisico, on n'a pas entendu, ça a coupé !
- Je disais que si vous foutiez de ma gueule, j'allais anticiper mon ravito et vous coller la lollipop là où j'pense !
- Quoi ?! Mais on a rien dit ici ! répondit, étonné, l'ingénieur dans la radio.
- N'empêche, une humiliation comme celle-là, ça marque un homme.
- Bon, vous avez gagné, je m'arrête ! pesta le pilote dans son casque.
- Mais de quoi tu parles, Fisico, on ne dit rien depuis tout à l'heure, se défendit l'ingénieur.
- Eh, Fisico, regarde dans ton rétro ! lança l'autre voix. Comme dans un réflexe, le romain jeta un regard furtif dans son rétro, sans rien noter de notable, jusqu'à ce qu'il revienne sur le rétro, le regard attiré par quelque chose, accroché sur le dessus de son ponton gauche : un petit diablotin, se tenait là, les traits de son visage tirés vers l'arrière sous l'effet du flux d'air qui équivalait à des bourrasques pour un être d'une si petite taille.

- Bon, alors, on la joue comment cette fois ! On se cagade en perdant une second au tour, pour finir anonymement, ou on mord un peu trop sur le vibreur et on se gaufre contre le mur.
- Pardon ? s'enquit Fisico.
- Bah, t'es parti en pole et là tu colles au train de Kimi, c'est trop beau pour toi : tu vas forcément foirer quelque part.
- Je ne vais pas me louper cette fois, et mieux, je vais même gagner.
- Très bien, bon état d'esprit mon garçon, entendit-il, cette fois d'une voix plus douce, sur sa droite. Instinctivement, l'italien regarda dans son rétroviseur, mais une nouvelle fois, n'aperçu rien de suspect. Mais une fois n'étant pas coutume, il ramena doucement son regard sur le rétroviseur, et vit flotter juste au dessus de l'appendice aérodynamique, un petit angelot !

- C'est bien Fisico ! Tu peux gagner ! le conforta l'angelot.
- T'es à 8 dixième, Fisi ! Parfait ! T'es en feu ! lança la voix de son ingénieur dans sa radio.
- Bon, alors, personnellement, si tu te gaufres, j'aurais une petite préférence pour les Fagnes. J'étais aux Combes y a quelques tours, ricana le diablotin.
- N'attaque pas trop, mon petit, tu vas l'avoir en lui mettant la pression comme ça. Crois-moi, depuis quelques temps, ils sont nuls aux stands chez Ferrari, l'encouragea l'angelot.
- Bon, écoutez tous les deux, j'ai une course à gagner là, si vous pouviez me foutre la paix, ça serait cool… D'ailleurs, je me demande pourquoi je vous parle.
- Tous les deux ? s'étonnèrent en chœur le diablotin et l'angelot.
- Y a quelqu'un d'autre, s'enquit le diablotin
- Ah, non, pas encore lui, se lamenta l'angelot. Ne l'écoute pas Fisico, il m'a déjà bien pourri la tâche avec Grosjean tout à l'heure.
- Tout ça pour envoyer Lewis dehors… Qu'est-ce que ça t'as rapporté ?
- Rien ! Enfin, oui, un certain réconfort personnel.
- Fichez-moi la paix ! J'ai une course à gagner !
- Gagner ! pouffa le diablotin ! Avec son KERS, tu l'as dans l'os mon vieux !
- Ne l'écoute pas Fisico, tu peux gagner, il faut y croire. Et, tu verras, demain, Maranello t'appellera.
- Maranello ? Un baquet maudit contre une victoire, tu y perds au change, crois-moi ! rétorqua le diablotin. Gagne mon grand, tu peux le faire !
- Non, mais, on parle quand même de la Scuderia Ferrari, à Monza… Chez toi mon vieux !
- Bon, c'est vrai que tout italien rêve d'être sur une Ferrari à Monza, concéda le diablotin, mais…
- Ah, bah tu vois, il me donne raison ! s'enthousiasma l'angelot.
- J'ai dis, " mais " ! Mais, la F60, franchement, …
- C'est vrai qu'il suffit de voir comment Luca s'en sort, approuva l'angelot.
- Non ! On ne va pas se mettre à taper sur Luca.
- Super Fisico ! Tu es revenu à six dixième ! Keep Going Baby ! l'encouragea son ingénieur dans sa radio.
- Argh, mais il est fatiguant celui-là, râla le diablotin.
- Ecoute, Fisico, je vais être honnête, t'es sur la fin… Tu as le choix entre remporter une victoire histoire et devenir le héros de toute une équipe, ou une hypothétique fin de saison chez Ferrari. Et crois-moi, tu ne vas pas t'amuser avec la F60.
- Mais vous avez fini de vouloir remplacer Luca, là ! Lâchez-lui la grappe, à ce pauvre Badoer.
- Si vous pouviez me lâchez la mienne, au passage, ça m'arrangerait ! pensa le pilote.
- Aïe ! Aïe, mais arrêtez, vous me faites mal… Désolé, Fisico, je dois te laisser, s'époumona l'angelot. A quelques mètres de la piste, au fond du stand Ferrari, la sécurité de Ferrari se débat avec un homme, avant d'être interrompu par Stefano Domenicalli.

- Ce n'est pas fini ce bazar ?! On vous entend depuis le muret !
- Désolé, Monsieur ! On vient juste de découvrir cet individu, déguisé, en train de trafiquer une radio.
- Ce n'est pas un déguisement, bande d'idiots, pesta l'homme au visage couvert de bandes.
- Felipe ?! s'étonna Domenicalli. Mais qu'est-ce que tu fais là ?
- Moi ? Rien !
- Tu devrais être chez toi, en train de te reposer. Et puis, c'est quoi cette radio, elle ne nous appartient même pas ! Elle vient de Force India.
- Bon d'accord, j'avoue, j'encourageais Fisichella à dépasser Kimi.
- Quoi ?!
- Mais oui, je n'ai pas envie que Kimi il gagne et vous sauve votre saison. C'est moi qui aurait dû la sauver, j'étais meilleur que lui !
- Peut-être, mais toi, tu seras là en 2010 !
- (grésillements) Allô, Mr Domenicalli, je viens de trouver un type de chez nous avec une radio Force India, près des Combes !
- Quoi ?! Encore un ?
- Pourquoi, y en a d'autres ? s'enquit l'ingénieur, dans le talkie-walkie.
- Ramenez-le-moi ! Et en quatrième vitesse ! ordonna Domenicalli avant de se jeter un regard inquisiteur à Felipe Massa.
- Eh, me regardez pas comme ça, je pensais être seul. Quelques instants plus tard...

- Bon, alors, il est où, ce type !
- Il arrive, je l'ai envoyé chez Force India, rendre le matériel !
- On le connait ? s'enquit Domenicalli.
- Non, jamais vu, répondit l'ingénieur Ferrari avant de voir passer l'homme de retour chez Force India, la mine basse.
- Luca ! s'étonnèrent Domenicalli et Massa à l'unissons. Mais comment vous n'avez pas pu le reconnaître, espèce d'incompétent ? C'est notre second pilote !
- Bah, pour ce qu'on le voit ! Je ne savais même pas qu'il avait abandonné d'ailleurs.
- Mais il n'a pas abandonné, il était encore signalé en piste, y a pas 30 secondes.
- Bah, si Luca est là, et que moi je suis là aussi, qui est dans ma voiture, demanda Felipe Massa.
- Euh… mon neveu, répondit Badoer, quelque peu gêné. Mais, bon, je me suis dit que de toute façon, vous ne verriez pas la différence.
- Attends, tu veux dire qu'on se paie la honte depuis deux semaines pour t'offrir la chance d'être au volant d'une de nos voitures, et toi, tu refiles la place à ton neveu pour aller soutenir Fisichella, caché dans des buissons.
- Mais, je ne le soutenais pas, au contraire ! Je voulais qu'il foire sa chance, comme d'habitude ! Parce que comme on dit que vous songez à lui pour me remplacer, je me suis dit que si déjà il vous intéressait en fond de grille, après avoir gagné le Grand-Prix, je n'aurais plus aucune chance.
- Euh, excusez-moi, ça ne vous dérangerait pas de ma laisser un peu tranquille ?
- Fisico ! s'étonnèrent en chœur Massa et Badoer. Mais, qu'est-ce que tu fous là…
- Je me suis fait remplacé pour la course, afin de mouler mon baquet et d'essayer ma combinaison : ça me va bien le rouge, hein ?
- Mais, attends, qui est dans ta voiture alors ?
A quelques mètres de là, le pilote de la Force India négocie la dernière chicane, en pensant, avec un sourire de satisfaction :

- Bon, bah, il me fait plus aussi mal que ça mon cou… Tiens, d'ailleurs, pas mal le moteur Mercedes ! Spa 2009

Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 21:20
- Publié dans : Dino-scope - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

Jeudi 31 décembre 2009 4 31 /12 /Déc /2009 23:59
- Publié dans : Bulles de Champ'... ions ! - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
L'info devrait être sur le point de tomber... ll est de retour !

 


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Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /Déc /2009 11:03
- Publié dans : 2009 : les news - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
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